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§16 · 9 conseils

Vivre avec une maladie chronique

Après un diagnostic de maladie chronique, comment la gérer sur la durée et limiter les dépenses ?

Les conseils de cette section qui s’appliquent en France. Cette section parle de santé et de médicaments. Ce sont des informations générales, qui ne remplacent ni le diagnostic ni l’ordonnance d’un médecin.

Prendre ses médicaments selon l'ordonnance jusqu'au bout, et ne pas les arrêter dès que l'on se sent mieux

Les personnes qui prennent leurs médicaments comme le médecin l'a prescrit ont, sur la même période, un risque de décès environ moitié moindre que celles qui les prennent par intermittence. Ce chiffre doit être pris avec prudence. Les personnes qui prennent un placebo ont aussi un taux de décès plus bas : une partie de l'avantage vient donc du fait que celles qui suivent bien leur traitement sont aussi plus attentives à leur santé. Mais arrêter un traitement a des conséquences certaines, surtout pour les médicaments contre l'hypertension, les anticoagulants et les traitements antirejet.

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Faire les examens de contrôle aux intervalles fixés par le médecin, et noter les résultats de chaque fois dans un même carnet

Pour une maladie chronique, ce qui compte est l'évolution dans le temps, et non une valeur isolée. Mesurer sa tension chez soi ne la fait pas baisser à elle seule. Apporter ses relevés au médecin, qui ajuste alors les médicaments, permet de la faire baisser davantage. En cas de changement d'hôpital, les résultats d'examens portant le logo de reconnaissance mutuelle ne devraient pas être refaits.

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Ne pas interrompre un traitement classique pour tester une recette populaire non éprouvée ou des compléments alimentaires

Chez les personnes atteintes d'un cancer guérissable qui n'utilisent que des méthodes alternatives et renoncent à tout traitement classique, le risque de décès est 2,5 fois plus élevé que chez celles qui suivent le traitement classique. Celles qui associent des méthodes complémentaires au traitement classique refusent plus souvent la chimiothérapie ou la radiothérapie en cours de route, et c'est là que se situe l'excès de décès. Certaines plantes médicinales affaiblissent aussi l'effet des antirejet et des anticoagulants : demandez à votre médecin avant d'en prendre.

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Faire un examen du fond d'œil dès le diagnostic de diabète, puis le répéter à l'intervalle fixé par le médecin, et examiner les pieds une fois par an

Le diabète abîme le fond de l'œil et les pieds, et ces atteintes ne se remarquent presque pas avant que la vue ne baisse ou que la plaie ne s'installe. Détectées tôt, elles peuvent encore être soignées. Pour un diabète de type 2, faites un examen du fond d'œil avec dilatation dès le diagnostic ; pour un diabète de type 1, à partir de 5 ans après le début de la maladie. Si les premiers examens sont normaux et que la glycémie est bien contrôlée, l'intervalle peut être allongé à 1 ou 2 ans. Les pieds sont à contrôler chaque année.

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Après avoir eu des calculs rénaux, boire chaque jour 2,5 à 3 litres d'eau et réduire le sel à moins de 6 g

Une personne qui a eu un premier calcul de calcium et ne fait rien a environ un quart de risque de récidive dans les 5 ans. Celle qui boit suffisamment d'eau n'en présente qu'un peu plus de 10 % sur 5 ans, soit plus de moitié de moins. Le guide britannique recommande de boire de 2,5 à 3 litres d'eau par jour et de ne pas consommer plus de 6 g de sel.

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Après un diagnostic de goutte, prendre au long cours un médicament qui fait baisser l'acide urique, pour le maintenir sous 360 µmol/L

La goutte exige un traitement qui fait baisser l'acide urique au long cours, pour le faire descendre sous 360 µmol/L : il ne suffit pas de prendre des antalgiques pendant les crises. Dans un essai où une infirmière adaptait la dose selon les analyses, 95 % des patients avaient atteint la cible au bout de 2 ans, contre 30 % dans le suivi habituel. Il faut continuer le traitement même une fois la cible atteinte. L'alimentation ne suffit pas à atteindre ce seuil, et l'arrêt de l'alcool ne fait baisser l'acide urique que de 1,6 mg/dL.

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Chine continentale uniquement 3 conseils

Ces conseils portent sur des règles de Chine continentale et ne s’appliquent pas en France ; ils sont là pour qui vit en Chine.