Après avoir eu des calculs rénaux, boire chaque jour 2,5 à 3 litres d'eau et réduire le sel à moins de 6 g
- Bonne valeur
- Preuves A
- Années de vie
- Gratuit
- Quelques minutes
- Un peu de volonté
En clair
Une personne qui a eu un premier calcul de calcium et ne fait rien a environ un quart de risque de récidive dans les 5 ans. Celle qui boit suffisamment d'eau n'en présente qu'un peu plus de 10 % sur 5 ans, soit plus de moitié de moins. Le guide britannique recommande de boire de 2,5 à 3 litres d'eau par jour et de ne pas consommer plus de 6 g de sel.
- Coût
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Gratuit. Il suffit d'en faire une habitude. Les jours de forte transpiration, il faut boire davantage. La difficulté est d'y penser chaque jour.
- Ce que vous y gagnez
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Essai contrôlé randomisé sur 5 ans, portant sur 199 patients ayant eu pour la première fois un calcul de calcium sans cause identifiée (lithiase calcique idiopathique). Un groupe boit au moins 2 litres d'eau par jour, l'autre ne reçoit aucune intervention. Sur 5 ans, des récidives surviennent chez 12/99 (12,1 %) dans le groupe qui boit davantage, contre 27/100 (27,0 %) dans le groupe sans intervention, P=0,008. La valeur P indique la probabilité que la différence soit due au hasard : plus elle est petite, moins la différence est due au hasard. Délai moyen avant la récidive : 38,7 ± 13,2 mois contre 25,1 ± 16,4 mois, P=0,016. Au départ, le volume urinaire sur 24 heures des patients ayant des calculs est nettement inférieur à celui des personnes sans calcul : chez les hommes, 1 057 ± 238 mL contre 1 401 ± 562 mL (P<0,0001) ; chez les femmes, 990 ± 230 mL contre 1 239 ± 440 mL (P<0,001). La recommandation NICE NG118 (point 1.8.1) préconise pour un adulte de boire de 2,5 à 3 litres d'eau par jour, et pour les enfants et adolescents de 1 à 2 litres selon leur âge. Ajoutez un peu de jus de citron frais à l'eau, évitez les boissons gazeuses, et ne dépassez pas 6 g de sel par jour pour un adulte.
- Remarques
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Une baisse d'environ 55 % des récidives, sans rien dépenser : selon l'ordre de priorité de ce livre, c'est le meilleur rapport efficacité-coût de ce chapitre. Ce qu'il faut surveiller est le volume d'urine sur 24 heures ; l'objectif est de 2 à 2,5 litres ou plus, et non la quantité bue. Les personnes qui transpirent beaucoup ou travaillent dans la chaleur doivent boire davantage. L'essai portait sur des patients ayant eu un premier épisode de calcul de calcium sans cause identifiée. Les calculs peuvent avoir plusieurs compositions : les calculs d'acide urique, d'origine infectieuse ou de cystine appellent chacun une prise en charge différente. Les personnes qui ont déjà récidivé gagnent à faire analyser la composition du calcul et à réaliser un recueil d'urines de 24 heures avant de décider d'un traitement médicamenteux. Ne supprimez pas le calcium pour prévenir les calculs, voir §6.21. Une crise avec des douleurs lombaires ou abdominales intenses nécessite une consultation : elle ne se règle pas en buvant davantage. Un sang dans les urines sans douleur doit être recherché pour d'autres causes, voir §1.27.
- Niveau de preuve
- A : Chiffres précis tirés de méta-analyses, de grandes cohortes ou d’essais randomisés ; pour les lois et politiques, le texte officiel.
- Sources
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- Borghi L, Meschi T, Amato F, Briganti A, Novarini A, Giannini A (1996). Urinary volume, water and recurrences in idiopathic calcium nephrolithiasis: a 5-year randomized prospective study. The Journal of Urology, 155(3), 839-843. https://doi.org/10.1016/s0022-5347(01)66321-3
- National Institute for Health and Care Excellence (2019). Renal and ureteric stones: assessment and management. NICE guideline NG118,第 1.8.1 条. https://www.nice.org.uk/guidance/ng118/chapter/Recommendations
Cité dans
Traduit de l’original chinois. Livre original, section 16, conseil 8. Cette section parle de santé et de médicaments. Ce sont des informations générales, qui ne remplacent ni le diagnostic ni l’ordonnance d’un médecin. Le contenu peut être dépassé et les règles varient selon les lieux. Pour une démarche, un rendez-vous médical ou un procès, suivez ce que disent l’administration, le médecin ou l’avocat. Avertissement