Ne pas se marier en cachant son orientation sexuelle, ni considérer le mariage de façade (形婚) comme une solution commode : juridiquement, c'est un vrai mariage, et on ne peut en sortir que par le divorce
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En clair
Un mariage contracté en cachant son orientation sexuelle n'est pas nul au sens de la loi, et il ne peut pas non plus être annulé : pour en sortir, il faut divorcer. Le mariage de façade est aussi un vrai mariage : les salaires et les dettes contractés pendant le mariage sont communs. L'époux trompé peut, lors du divorce, demander une part plus importante des biens et une indemnisation pour préjudice moral, mais la question de savoir si les tribunaux l'accordent n'est pas tranchée.
- Coût
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Gratuit. La difficulté, c'est de tenir face à la pression familiale pour se marier, qui peut durer très longtemps.
- Ce que vous y gagnez
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Le Code civil (民法典), article 1051, prévoit trois cas de nullité du mariage : bigamie, liens de parenté interdisant le mariage, âge légal non atteint. Les articles 1052 et 1053 prévoient deux cas d'annulation : mariage forcé, et dissimulation avant le mariage d'une maladie grave. L'article 17 de l'interprétation n° 1 du livre sur le mariage et la famille (婚姻家庭编解释(一)) prévoit que si l'on demande la nullité pour un autre motif que ces trois cas, le tribunal rejette la demande. Pour sortir de ce mariage, il faut donc divorcer. Un mariage de façade enregistré reste un mariage légal. Article 1062 : les salaires, primes et rémunérations du travail pendant le mariage sont des biens communs des époux. Article 1064 : les dettes contractées conjointement par les deux époux, ou par l'un pour les besoins courants du foyer, sont des dettes communes. Les dommages-intérêts pour divorce sont régis par l'article 1091 : ils visent la bigamie, la cohabitation avec un tiers, la violence familiale, les mauvais traitements ou l'abandon de membres de la famille, et les « autres fautes graves ». L'article 2 de l'interprétation n° 1 limite la « cohabitation avec un tiers » à une cohabitation avec une personne de sexe opposé hors mariage. Pour une relation homosexuelle, il faut donc invoquer les « autres fautes graves ». L'indemnisation comprend le préjudice moral ; la partie trompée doit la demander en même temps que le divorce, et si le divorce est refusé, elle n'est pas accordée. Depuis l'entrée en vigueur du Code civil, aucun jugement public de ce type n'a été trouvé. Sous l'ancien droit, un article publié en 2013 sur le site de la Cour supérieure du Jiangsu (江苏省高级人民法院) évoquait le divorce demandé par une épouse dont le mari avait caché son homosexualité. L'article présentait deux positions. Selon la première, l'homosexualité n'était pas une faute légale à l'époque, et ni une part plus favorable des biens ni une indemnisation morale ne devraient être accordées. L'auteur adhère à l'autre position : considérer la partie trompée comme « non fautive », la favoriser dans le partage des biens, et lui accorder en plus une indemnité pour préjudice moral (à l'échelle nationale).
- Remarques
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Une seule analyse écrite évoque une part plus importante des biens et une indemnisation morale, sans dire comment l'affaire a été tranchée : cela dépend donc du tribunal. Le Code civil ajoute, par rapport à l'ancien droit, les « autres fautes graves », ce qui ouvre une voie de contestation à la partie trompée. Les textes de loi eux-mêmes relèvent du niveau de preuve A. Si chacun des deux époux a un partenaire de même sexe, les relations entre partenaires ne sont pas protégées par le droit du mariage ; les biens doivent alors être réglés par écrit séparément, voir §10.18 (tutelle volontaire et testament pour couples de même sexe). Le divorce d'un mariage de façade suit aussi le délai de réflexion de 30 jours ou la procédure judiciaire, voir §10.15 (délai de réflexion de 30 jours en cas de divorce par consentement mutuel). En cas de divorce par consentement mutuel, si l'on a écrit qu'on renonce à une indemnisation, une action en justice ultérieure ne sera pas accueillie. Le texte indique que le bénéficiaire serait d'abord le conjoint trompé, puis vous-même : si la dissimulation est découverte, le divorce, le partage des biens et la garde des enfants se cumulent.
- Niveau de preuve
- A : Chiffres précis tirés de méta-analyses, de grandes cohortes ou d’essais randomisés ; pour les lois et politiques, le texte officiel.
- Sources
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- 全国人大 (2020). 民法典(第一千零五十一至一千零五十四、一千零六十二、一千零六十四、一千零七十九、一千零八十七、一千零九十一条). https://flk.npc.gov.cn/detail?id=ff808081729d1efe01729d50b5c500bf(国家法律法规数据库)
- 最高人民法院 (2020). 关于适用《中华人民共和国民法典》婚姻家庭编的解释(一)(法释〔2020〕22 号,第二、十七、八十六至九十条). https://flk.npc.gov.cn/detail?id=ff80808177e75f880178006736f21aaf
- 朱来宽、王洪娟 (2013). 因同性恋导致离婚能否主张损害赔偿?江苏法院网. http://www.jsfy.gov.cn/article/26621.html
Traduit de l’original chinois. Livre original, section 10, conseil 19. Le contenu peut être dépassé et les règles varient selon les lieux. Pour une démarche, un rendez-vous médical ou un procès, suivez ce que disent l’administration, le médecin ou l’avocat. Avertissement