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Ne pas insulter, ne pas diffuser de rumeurs et ne pas relayer en ligne des informations non vérifiées ; en cas de cyberviolence (网暴), conserver les preuves avant de porter plainte à la police

  • Bonne valeur
  • Preuves A
  • Liberté
  • Gratuit
  • Quelques minutes
  • Un peu de volonté

En clair

Insulter publiquement quelqu'un, ou le diffamer en inventant des faits : détention de 5 jours au plus, ou amende de 1 000 CNY au plus ; en cas de gravité, détention de 5 à 10 jours. Si c'est grave, il y a délit d'injure ou de diffamation, passible de 3 ans au plus. Relayer une information ne dégage pas de responsabilité. En revanche, si vous êtes victime de cyberviolence, les plaintes pour injure et diffamation doivent en principe être déposées par vous-même auprès du tribunal : c'est donc à vous de conserver les captures d'écran, les enregistrements d'écran et les liens.

Coût

Rien à payer. Prenez 10 secondes de réflexion avant de publier. Si vous êtes attaqué, faites des captures d'écran et des enregistrements d'écran, conservez le lien et l'identifiant du compte, portez plainte auprès de la plateforme, puis appelez la police. Le plus difficile : ne pas répondre aux insultes quand on est soi-même insulté.

Ce que vous y gagnez

Insulter publiquement quelqu'un, ou le diffamer en inventant des faits : détention de 5 jours au plus, ou amende de 1 000 CNY au plus ; en cas de gravité, détention de 5 à 10 jours. Envoyer à plusieurs reprises des messages injurieux ou menaçants, harceler, suivre quelqu'un, filmer à son insu et diffuser sa vie privée : même sanction. Répandre délibérément des rumeurs qui perturbent l'ordre public : détention de 5 à 10 jours. En cas de gravité, délit d'injure ou de diffamation, passible de 3 ans au plus. Pour la diffamation sur Internet, il est difficile pour la victime de réunir les preuves ; elle peut demander au tribunal que la police l'aide à enquêter (national ; loi sur les sanctions de police en vigueur depuis le 1er janvier 2026).

Remarques

L'injure et la diffamation sont en principe des infractions poursuivies sur plainte de la victime : il faut porter plainte soi-même devant le tribunal. La police n'ouvre généralement pas l'affaire d'office, et il faut donc rassembler soi-même les preuves. Il existe toutefois 2 exceptions. La première : lorsque les faits portent gravement atteinte à l'ordre social et aux intérêts de l'État, la police peut agir directement (Code pénal chinois (刑法), article 246, alinéa 2). La seconde : pour une diffamation en ligne où la victime a réellement du mal à réunir les preuves, le tribunal peut demander à la police d'enquêter (même article, alinéa 3, ajouté par la neuvième modification du Code pénal). Relayer reste punissable : si l'on sait qu'une information est fausse et qu'on la diffuse, cela compte aussi comme inventer des faits. Pour savoir quoi faire quand on est soi-même victime de cyberviolence, voir §8.37 (en cas de cyberviolence, conserver les preuves puis choisir la voie). Les articles sur l'injure et la diffamation sont passés de l'ancien article 42 au nouvel article 50 de la loi.

Niveau de preuve
A : Chiffres précis tirés de méta-analyses, de grandes cohortes ou d’essais randomisés ; pour les lois et politiques, le texte officiel.
Sources
  1. 全国人大常委会 (2025). 治安管理处罚法(2025 年修订,第二十九、五十条). https://www.spp.gov.cn/spp/fl/202506/t20250627_699863.shtml
  2. 全国人大 (1997). 刑法(第二百四十六条). https://www.spp.gov.cn/spp/fl/201802/t20180206_364975.shtml
  3. 全国人大常委会 (2015). 刑法修正案(九)(第十六条,增加刑法第二百四十六条第三款). https://www.spp.gov.cn/spp/fl/201802/t20180205_364562.shtml
  4. 全国人大常委会 (2015). 刑法修正案(九)(第二百四十六条新增第三款). 国家信访局转载全文 https://www.gjxfj.gov.cn/gjxfj/fgwj/flfg/webinfo/2017/03/1601761496614423.htm

Traduit de l’original chinois. Livre original, section 8, conseil 16. Cette section décrit des règles juridiques, surtout celles de la Chine continentale. Ce sont des informations générales, pas un conseil juridique. Le contenu peut être dépassé et les règles varient selon les lieux. Pour une démarche, un rendez-vous médical ou un procès, suivez ce que disent l’administration, le médecin ou l’avocat. Avertissement